Syndicat CGT Énergie 43
Section des retraités
 

Le gouvernement recule
sur le tarif agent

Le Puy, le 5 octobre 2026

Aux collègues retraités du syndicat CGT Énergie 43

Chères et chers collègues,

C’est une victoire, et elle est à nous. L’interfédérale de l’énergie avait fixé un ultimatum : que l’attaque contre le tarif agent soit levée avant le 2 octobre, faute de quoi le mouvement se durcirait à partir du 6. Le gouvernement a pris contact avant l’échéance, et un courrier du Premier ministre confirme le retrait du projet.

Souvenons-nous de ce qu’on nous disait en septembre : que c’était plié, que la Cour des comptes avait tranché, qu’il n’y avait rien à faire. Le 15 septembre, puis le 29, ont montré le contraire. Plus de 80 % de grévistes dans plusieurs entreprises de la branche des IEG le 15, une mobilisation que nos directions n’avaient pas vue depuis longtemps, et des retraités présents aux côtés des actifs à Sainte-Catherine comme place Cadelade. Voilà ce qui fait reculer un gouvernement. Merci à chacune et chacun d’entre vous qui y était.

Ne rangeons pas les banderoles

Le projet est retiré ; le rapport de la Cour des comptes, lui, est toujours là, et ses autres préconisations avec. Pour les actifs, deux chantiers restent ouverts : obtenir du PDG d’EDF des engagements fermes de ne pas appliquer ces recommandations, et la grille salariale, alors que les négociations annuelles s’ouvrent. La fédération appelle les salariés des industries électriques et gazières à rester mobilisés et à décider partout des suites de l’action, pour peser dans le débat.

Le 14 octobre, nous serons dans le mouvement

Le mercredi 14 octobre, l’Union confédérale des retraités CGT appelle à une journée d’action sur les retraites complémentaires AGIRC-ARRCO. Soyons clairs : relevant de la CNIEG, nous ne sommes pas concernés par ce régime, et ces revendications ne sont pas directement les nôtres.

Mais la solidarité entre retraités n’a jamais eu besoin d’un numéro de régime. Et nous avons, ce jour-là, notre propre motif de descendre dans la rue : l’abattement de 10 % sur les pensions, que le gouvernement veut supprimer.

Cet abattement n’est pas un cadeau, c’est la reconnaissance, dans le calcul de l’impôt, de ce qu’est une pension. Le supprimer reviendrait à augmenter l’impôt de millions de retraités d’un trait de plume, sans débat, et une fois encore au nom du budget. C’est exactement le même raisonnement que celui qui visait notre tarif : aller chercher l’argent dans la poche de ceux qui ont déjà travaillé toute leur vie pour l’avoir.

Notre section appelle donc les retraités, y compris ceux de nos industries, à participer au mouvement du 14 octobre. Nous y porterons nos propres mots d’ordre, aux côtés des autres retraités.

Mercredi 14 octobre
Les modalités locales — heure et lieu du rassemblement — vous seront communiquées ultérieurement.

Le 15 et le 29 septembre ont prouvé qu’on pouvait faire reculer un gouvernement. Il n’y a aucune raison que cela ne vaille que pour le tarif agent.

Un mot sur les lycéens — ce sont nos petits-enfants

Depuis fin septembre, des centaines de lycées sont mobilisés, plus de quatre cents établissements touchés à travers le pays. Que demandent ces jeunes ? Des professeurs devant les classes et remplacés quand ils sont absents — certains passent leur année de bac sans professeur de français —, des effectifs tenables, des bâtiments entretenus. Autrement dit : un service public d’éducation qui fonctionne, quel que soit le code postal.

La réponse qui leur a été faite a d’abord été sécuritaire, avec des policiers déployés devant les établissements, et il y a eu des blessés. On a vu, à Saint-Denis, des enseignants faire barrage de leur corps pour protéger leurs élèves.

Nous, qui défendons depuis des décennies l’idée que les services publics sont un bien commun, nous n’allons pas détourner le regard quand des jeunes de dix-sept ans réclament exactement la même chose — et pour beaucoup d’entre nous, ce sont nos petits-enfants. La FNME-CGT a affirmé son soutien aux mobilisations de la jeunesse, des soignants, des pompiers et des enseignants. Nous le faisons nôtre, et nous l’adressons d’abord à nos propres familles : écoutons-les, soutenons-les, et ne laissons personne les traiter de casseurs pour avoir demandé un professeur de français.

Ce qu’ils défendent,
c’est aussi ce que nous défendons

Bien fraternellement,

Le collectif d’animation — Syndicat CGT Énergie 43
Section des retraités

Site Enedis, 14 rue des Moulins, 43000 Le Puy-en-Velay
07 83 38 68 69 — cgtenergie43@gmail.com
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