Le suivi du transfert d'Energie Mutuelle vers Solimut..




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Jeudi 11 Avril, les retraités une nouvelle fois sur la brèche ....

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Carte pétition à renvoyer au Président de la République...

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Retraités d'EDF GDF, des Industries Electriques et Gazières, mobilisons-nous pour que les excédents Camieg permettent une amélioration des remboursements des dépenses de santé. Signons massivement la pétition ci-jointe qui sera remise au Ministère de la Santé par une délégation le 26 Mars 2019.

Vous pouvez télécharger la pétition, l'imprimer et nous la retourner par courrier ou bien la signer diretement en ligne en renseignant le formulaire proposé ci-dessous.

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Une nouvelle fois, Les retraités en colère devant la Préfecture du Puy en Velay, Jeudi 31 Janvier 2019.

Intervention de Sabine Bouquet,
Responsable de l'USR CGT de Haute Loire
Au nom de l'intersyndicale CGT, FO, FSU, FGR, FP, UNSA

Voir les autres vidéos du 31 Janvier 2019

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Cliquez sur l'image pour
visualiser le tract au format pdf

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Journal d'information de la Section Syndicale des retraités CGT Energie 43

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Cliquez sur le portrait de Macron, il a 2 mots à vous dire !

Les retraités se mobilisent
pour le 31 janvier

Le débat national ressemble de plus en plus à un show télévisé du président en tournée électorale. Alors que le pays est en ébullition et qu’il est urgent de répondre concrètement aux attentes des salariés comme des retraités.

Diviser pour poursuivre la même politique

Dans sa lettre aux Français, Emmanuel Macron tente d’échapper aux revendications en les opposant les unes aux autres. C’était déjà la méthode utilisée pour justifier la hausse de la CSG auprès des retraités : donner du pouvoir d’achat aux actifs. Pire, les participants aux débats sont sommés de choisir eux-mêmes les revendications auxquelles ils doivent renoncer.

Vous voulez de meilleures conditions d’hospitalisation ? Dites-moi quels hôpitaux faut-il fermer. Maintenir une ligne de chemin de fer dans votre région ? Dites-moi où faut-il que j’en supprime. Moins d’impôts ? Dites moi quelles dépenses et donc quels services publics faut-il réduire, etc.

Emmanuel Macron nous invite à sa table de discussion mais il a pris soin de retirer du menu le plat principal qu’il a réservé aux « premiers de cordée ». Pas question de mettre à contribution les dividendes record des entreprises du CAC 40, ni les ultra-riches du pays qu’il comble de cadeaux fiscaux.

Un bilan accablant pour le président des milliardaires

En supprimant l’ISF, Emmanuel Macron aggrave la politique de ses prédécesseurs avec les mêmes résultats : de 2010 et 2017, les impôts versés par les entreprises du CAC 40 ont baissé de 6,4 %, alors que leurs bénéfices cumulés ont augmenté de 9,3 % et les dividendes versés aux actionnaires de 44 %, tandis que leurs effectifs en France ont baissé de…20 %. En 2018, 57,4 milliards d’euros ont été versés en dividendes et rachats d’actions par les 40 plus grandes sociétés...

Le constat est clair : les faveurs accordées aux géants de la finance ont surtout bénéficié aux actionnaires, pas à l’investissement, ni à l’emploi. C’est donc bien d’un changement de cap radical dont le pays a besoin. Car comme le disait Albert Einstein : « On ne résout pas les problèmes avec les modes de pensée qui les ont engendrés ».

Il y a urgence sociale face à l’insupportable

Les témoignages de retraités, de salariés, de chômeurs révèlent des situations inacceptables dans la 5e puissance du monde. Ce sont les principes mêmes de la politique mise en œuvre qui sont en cause. Il faut revenir sur les cadeaux prodigués à la finance : 4,5 milliards de l’ISF, 40 milliards du CICE, s’attaquer sérieusement à l’évasion fiscale qui coûte 100 milliards par an aux finances publiques, quand on sait que les "ultra-riches" cachent à eux seuls pas moins de 140 milliards d'euros dans des paradis fiscaux !

Rendez nous notre pouvoir d’achat !

Ce qui est bon pour les familles comme pour l’économie du pays c’est de donner du pouvoir d’achat à ceux qui en ont besoin. Et c’est ce que demandent en particulier les retraités qui ont subi des années de blocage de leur pension et maintenant leur désindexation du coût de la vie.

Le 31 janvier dans toutes les villes de France

Nous n’avons pas travaillé 40 ans et plus pour renoncer à vivre normalement, dignement. Les retraités exigent du président de la République et de ses députés qu’ils décident l’annulation de la hausse de la CSG, la revalorisation de leurs pensions de 1,7 % pour 2018, le retour à l’indexation sur les salaires, le maintien de la pension de réversion selon les modes de calcul actuels.

Le pouvoir d’achat des retraités est un thème absent du débat national. Le 31 janvier nous allons le mettre sur la table des discussions.

Voir et télécharger le tract des retraités CGT en PDF

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Intervention de Joseph Boyer,
animateur de la Section Syndicale des retraités Energie 43
lors du rassemblement qui s’est déroulé le 30 Novembre 2018 sur l’ensemble Marcel Paul à Brives Charensac.

Cliquez sur l'image ci-dessous pour Télécharger le livret au format pdf.

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Chers camarades,

Je souhaite avant tout vous remercier de votre présence aujourd’hui et de votre fidélité à la CGT. Avant d’aller plus loin dans mon propos, il convient que j’excuse un certain nombre de camarades qui n’ont pas pu se joindre à nous et qui me l’ont fait savoir.

Il s’agit par ordre alphabétique de BERAUD Gilles, BONNET Serge, BRANCHE Pierre, CHAMBON Jean Paul, CUOQ Claude, DEFAY Thierry, EYRAUD Alain, LAURENCON Monique, MACHELART Jacques, MICHEL Jean Pierre, PLOT Alain, PRIVAT Bernard, RAFFIER Pierre André, REDON Alain, REYNAUD Joseph, je dois ajouter à cette liste Jean Louis Langon et Marie Noelle Portal qui nous ont informé ce matin de leur absence pour raison de santé.

Je voudrais également excuser Gérard CIVADE qui est le responsable régional CGT et qui n’a pas pu se joindre à nous, ainsi qu’Anne Marie ECHE secrétaire de L’Union Local des Retraités CGT du Puy en Velay qui n’a pas pu participer à notre initiative.

En revanche, je remercie Sabine BOUQUET secrétaire de L’Union Syndicale des Retraités de Haute Loire (USR) de sa présence à notre initiative.

Les objectifs de ce rassemblement sont,
  • de faire avec vous, le bilan de l’année écoulée, voir un peu plus, depuis notre dernière initiative du même type en novembre 2017,
  • de rappeler les actions que nous avons menées ensemble,
  • de faire une analyse rapide de la situation dans laquelle nous nous trouvons, envisager et évaluer nos capacités
    • pour continuer la lutte et les batailles à venir pour plus de service public,
    • pour une revalorisation des salaires et des pensions,
    • pour la préservation des droits et acquis qui ont été gagnés par nos plus anciens et qui prennent depuis quelque mois déjà de nombreux coups les remettant en cause chaque jour un peu plus.


Continuer la bataille et l’amplifier pour vivre et vieillir dignement sans avoir la crainte de ne pas y arriver pour le lendemain, sans avoir la crainte d’être une charge pour ses enfants mais au contraire de pouvoir continuer tant que nous le pouvons à les aider, eux qui font partie de cette génération gangréner par le chômage, les petits boulots, l’incertitude du lendemain, l’absence de perspectives, d’un vivre mieux à portée de main.

Alors que l’après Sarkozy où le peuple aurait pu avoir un tout petit brin d’espoir, notamment lorsque François Hollande dans le discours de son premier meeting pour les présidentielles en janvier 2012 lançait : « Je vais vous confier une chose. Dans cette bataille qui s’engage, je vais vous dire qui est mon adversaire, mon véritable adversaire. Il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance. »

La suite vous la connaissait puisque nous l’avons vécu, le monde de la finance a rapidement repris le dessus conduisant à une politique et des choix économiques qui favorisent toujours plus le capital, les financiers au détriment des salariés, des retraités, des chômeurs, des plus pauvres…

Moins de service public et casse de ceux qui résistent avec une déshumanisation grandissante, un manque de moyens rendant impossible l’accomplissement des activités et le travail des salariés qui se trouvent en grande souffrance de ne pas pouvoir accomplir leurs missions.

Nous n’attendions malheureusement pas une embellie avec l’élection de Macron qui n’a que recueilli une vingtaine de pourcent au premier tour et qui s’est fait élire par ce système d’élection, piège à con où, au deuxième tour, il faut choisir entre le choléra et la peste.

Mais quand même, si nous ne nous attendions pas à une embellie nous avions sans doute mal mesuré les fulgurantes conséquences des prétentions, de l’arrogance et du mépris de ce Président à l’égard du peuple et des classes dites « moyennes ».

A peine élu et comme pour bien marquer de son empreinte jupitérienne, son quinquennat, il a supprimé l’Impôt Sur la Fortune qui représente un manque à gagner pour l’état de 3,5 milliards d’euros. Je voudrais d’ailleurs mettre en parallèle cette somme avec le montant de la taxe carbone qui a été le déclencheur du mouvement des gilets jaunes sur lequel je reviendrai. Le montant de cette taxe carbone représentait à quelques euros près le même montant que l’ISF, 3,5 milliards d’euros. Ce parallèle montre à l’évidence que Macron prend dans les poches des plus pauvres la somme équivalente dont il a fait cadeau au plus fortunés et aux plus riches !

Macron, arrivé au pouvoir a amplifié la politique déjà engagée par François Hollande. Souvenez-vous, nous avons commencé à nous opposer à ce qu’on a appelé «la loi travail » en mars 2016, un an avant les présidentielles et c’est Macron qui a fini le boulot au travers de ces ordonnances prise à l’été 2017.

Pour synthétiser les conséquences de ces ordonnances, c’est que,
  • d’une part, elles organisent la fusion des délégués du personnel, du comité d’entreprise et du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail en une instance unique de représentation du personnel au sein des entreprises qui sera le Comite Social et Economique et ,
  • d’autre part elles mettent chaque salarié d’une manière individuelle, à la merci du patron avec qui il est pied et main lié.


Au final, ce sont moins de droits pour les salariés, moins de représentants de personnel pour défendre leurs intérêts, plus de pouvoir et d’arrogance pour les patrons.

Au cours de la dernière année, depuis le début de l’année 2018, nous avons suivi et nous y avons participé à la bataille des cheminots qui se sont heurtés à un mur et dont l’issue n’a pas été en faveur des salariés. Les gaziers et électriciens ont également embrayé dès le printemps 2018 jusqu’à l’été autour des revendications de plus de moyens pour le service public, une augmentation des salaires et des pensions. Ces batailles ont vu de formes de luttes originales comme par exemple le blocage jour et nuit du site de Ste Catherine ou encore le retrait dans les postes de distribution des cartes SIM qui suppriment la vision complète et l’enregistrement des consommations des différents fournisseurs. Autant vous dire que les Directions ne sont pas à la noce dans ce cas là car elles se font remonter les bretelles par les fournisseurs et qu’on tape directement au portemonnaie.

Mais, je voudrais revenir rapidement sur ce qui fait l’actualité ces deniers jours et depuis 2 semaines au travers du mouvement des gilets jaunes. Tout d’abord en indiquant que si au départ ce mouvement s’est gréé à partir de l’augmentation de la taxe carbone, il s’est très rapidement élargi à d’autres revendications qui touchent essentiellement au pouvoir d’achat, à l’étranglement des familles face au coût de la vie et aux fins de mois de plus en plus difficiles.

Et, c’est bien là où nous pouvons nous interroger et nous demander pourquoi ce que nous, nous et d’autres organisations syndicales, dénonçons depuis des mois voire des années et qui apparaissent, lorsque cela vient de notre part, comme des revendications illégitimes, inatteignables sont subitement légitimes lorsqu’elles sont portées par un mouvement qui est inorganisé, n’a pas de structure, pas de représentant et ou finalement tout le monde s’y retrouverait parce que le noyau central de ce mouvement, son carburant serait le rejet des institutions et de toutes ses représentations qu’elles soient syndicales ou politiques. C’est tout de même curieux !

Car les revendications, la colère de ceux qui se retrouvent dans ce qui est devenu dans le langage courant « les gilets jaunes » ce sont les mêmes revendications, la même colère que la CGT et d’autres organisations portent. Je voudrais rappeler que dès le 30 mars 2017, au moins 9 organisations appelaient les retraités à se manifester,

Depuis uniquement cette date que nous pourrions prendre en point de départ, mars 2017, cela fait un an et demi que la CGT et d’autres organisations syndicales mettent ces revendications au cœur de leurs préoccupations et appellent les salariés, les retraités à occuper le pavé, manifester leur colère avec le succès que l’on sait où, à chaque fois, bien que nous soyons un certain nombre nous faisons le constat que nous ne sommes pas assez nombreux pour faire plier nos adversaires.

Comment se fait-il que dans ce large panel d’organisations, les « gilets jaunes » ne pourrait-ils pas s’y retrouver.

La liste des appels à l‘action depuis la date que j’évoquai mars 2017 serait longue si nous en faisions le détail. Rien que pour les appels destinés exclusivement aux retraités, ce ne sont pas moins de 10 appels à l’action depuis mars 2017, sans compter ceux que nous avons réalisés conjointement avec les salariés actifs. 30 Mars, 12 et 28 septembre 2017. 2 mars et 14 juin 2018, 3, 9 et 18 Octobre 2018.

Quant aux revendications des retraités, elles rejoignent bien évidemment celles des actifs. Avec la hausse de la CSG de 1,7 % et une inflation de plus de 2 %, la perte de pouvoir d’achat des pensionnés sera de 4 % en une seule année. C’est du jamais vu ! Alors que le coût de la vie augmente dans tous les domaines, non seulement les pensions n’augmentent pas mais le montant de la pension diminue aggravant ainsi la situation des retraités et veuves.

Alors oui, les revendications portées par les gilets jaunes, leur colère sont complètement légitimes mais elles ne sont pas nouvelles. Pourquoi ne serait-il pas possible que tous ces salariés, ces retraités en colère, les personnes qui se sentent exclues du système, qu’ils fassent partie ou non des gilets jaunes ou qu’ils fassent partie ou non d’une organisation syndicale ne puissent pas se rassembler ensemble, en ayant comme seul point commun, d’améliorer leur quotidien en revendiquant plus de pouvoir d’achat, plus de salaire, plus de service public.

C’est le sens de l’appel de la CGT pour manifester demain, Samedi 1 er décembre avec comme mot d’ordre : « Quelle que soit la couleur de notre gilet, tous ensemble contre l’injustice sociale, tous ensemble pour l’emploi et les salaires ! » Notre UD Cgt appellent tous les salariés et retraités à un rassemblement à 10 H 30 devant la préfecture du Puy en Velay pour une convergence des mobilisations.

En rappelant que ce que mettent les gilets jaunes en avant, ce n’est pas nouveau et que pour ce qui concerne la CGT, mais elle n’est pas la seule, cela fait de nombreux mois qu’elle pointe toutes ces injustices et qu’elle appelle les salariés et les retraités à se mobiliser, je voudrais faire état du rôle des médias et de ce qui à mes yeux relève de la manipulation pour servir les intérêts du monde de la finance.

Quant à l’issue du mouvement des gilets jaunes, nous avons toutes les raisons d’être inquiet dans la mesure où en le comparant à une cocotte-minute, la vapeur qui s’en dégage pourrait être le mouvement des gilets jaunes qui cachent toutes la colère et la haine qu’il y a dans la marmite et que le jour où le couvercle explosera, personne ne sait dans quel sens cela va partir.

Je n’irai pas jusqu’à dire que la situation ubuesque que nous connaissons aujourd’hui est exclusivement due au rôle des médias, mais ils y contribuent largement. Pour ne pas remonter trop loin dans le temps, je prendrai 2 exemples.

La bataille de nos camarades cheminots a été traitée d’une manière générale, quasiment par tous les médias, comme une lutte catégorielle de quelques salariés qui défendaient leur statut et leurs privilèges. Au final, le message des médias était de faire passer dans l’opinion que la lutte n’était pas justifiée et qu’il était tout à fait normal de tirer vers le bas le statut des cheminots pour plus d’égalité entre les salariés.

L’objectif des médias a été partiellement atteint et combien de fois, personnellement, il m’a fallu ramer, argumenter auprès de salariés, de retraités imprégnés par le message diffusé les médias. Ces mêmes salariés et retraités que l’on retrouve en grande partie, aujourd’hui, dans le mouvement des gilets jaunes !

Deuxième exemple, le nôtre, le mouvement des gaziers et électriciens du printemps jusqu’à l’été 2018. Alors que 150 sites d’ENEDIS étaient bloqués sur le territoire national, que de nombreuses actions se multipliaient un peu partout en France, du côté des médias, cela a été le blackout complet !

L’intention des médias servant le monde de la finance restant toujours la même, à savoir dénigrer l’action et le mouvement des électriciens et gaziers pour les rendre impopulaires les faire passer eux aussi comme des nantis et des privilégiés et que finalement leur ôter quelques avantages ne seraient pas pour leur faire de mal et apporterait une certaine forme d’égalité parmi les salariés.

Sans faire d’autre commentaire, je vous invite à observer le traitement des deux exemples que je viens de citer avec le traitement par ces mêmes médias du mouvement des gilets jaunes. Je pense qu’il n’y a pas photo et cela interroge d’ailleurs sur ce qui motive les médias au service du monde de la finance pour faire leurs choux gras en boucle 24 h sur 24.

A ce propos et pour clore ce chapitre sur la désinformation à laquelle nous sommes confrontés tous les jours, je veux évoquer la question des casseurs qui sont un des prismes friands auquel sont attachés les médias. Ce que ne disent pas les médias où trop peu c’est que,
  • d’une part dans les casseurs se trouvent des personnes infiltrées à la solde du monde de la finance pour créer des troubles sur la voie publique, rappelez vous il y a peu de l’affaire Alexandre Benalla et ,
  • d’autre part l’intervention des forces de l’ordre pour neutraliser ces casseurs est gérée par le pouvoir politique pour tenter de décrédibiliser le mouvement envers l’opinion publique.


Mardi dernier, j’ai suivi avec beaucoup d’attention l’intervention du chef de l’état qui devait être une réponse au mouvement des gilets jaunes. Si Emmanuel Macron a fait un diagnostic plutôt réaliste de la situation, notamment sur les causes du mouvement, la colère des gilets jaunes, qui est en fait celle de l’énorme majorité de français, sa compréhension des difficultés de beaucoup de français qui avaient du mal à joindre les deux bouts, sur leur éloignement de leur domicile à leur lieu de travail ou à l’accès aux services, c’est pour affirmer immédiatement dans la foulée, qu’il ne voulait pas et ne pouvait pas changer de cap. En parlant des difficultés des français et de la nécessaire transition écologique il a évoqué vouloir traiter à la fois la fin du mois et la fin du monde.

C’est à un véritable exercice d’équilibriste et d’illusionniste que nous a infligé le Président. Ses seules propositions, pour tenter de désamorcer le mouvement en cours, consistant à demander aux acteurs de la vie économique et sociale de faire plus de pédagogie auprès des français pour leur expliquer qu’il n’y aurait pas d’autre alternative que celle proposée. Que si les temps sont durs ils le seraient encore davantage si nous ne mettions pas en œuvre les choix qu’il a décidé.

A aucun moment, il n’a fait référence à l’opulence que connaissent certains.

A aucun moment il n’a fait référence à la suppression de l’impôt sur la fortune qu’il veut compenser par la taxe carbone.

A aucun moment il n’a fait référence aux 40 milliardaires qui ont vu leur fortune grimper de 21 % au cours de la seule année 2017, atteignant au total, 245 milliards de dollars dont les 5 premières fortunes françaises représentent à elles seules 125 milliards de dollars.

A aucun moment, il a fait référence aux 300 000 personnes qui détiennent 1000 mds d’€ de patrimoine.

En matière d’énergie pour réaliser la transition écologique, il a fixé le cap qu’il affirme intangible.

Comme cela concerne pas mal nos entreprises, je souhaite évoquer quelques-unes de ses mesures et montrer en même temps leur dangerosité et le fait qu’elles favorisent encore une fois les tenants du capital.

En matière de nucléaire, l’objectif de réduire à 50 % la production d’électricité nucléaire en France est passé de 2025 à 2035 avec la fermeture à cette échéance de 14 réacteurs.

Emmanuel MACRON a annoncé ensuite, dans le cadre des énergies renouvelables, vouloir tripler le parc éolien. Pour ceux qui ont vu le film « Main Basse sur l’Energie » souvenez-vous de l’explication. Les propriétaires de champs d’éolien sont souvent des investisseurs, des fonds de pensions américains, suédois ou Australien a qui EDF est obligé d’acheter le kwh le double du prix qu’il le revendra. La différence qui sera généreusement accordée aux investisseurs sera collecté par EDF au travers de la fameuse taxe CSPE. Ainsi, depuis 2010, ce sont 40,7 milliards d’€ payés par les usagers pour soutenir l’éolien et qui vont directement dans les poches des financiers.

De la même manière au travers de montage différends, l’énergie photovoltaïque devrait être multipliée par 5. Dans ce domaine également, depuis 2010, 38,4 mds d’€ ont été payés par les usagers pour soutenir l’électricité photovoltaïque.

En matière d’hydraulique si le Président a fait l’apogée des barrages hydrauliques en précisant qu’il n’était pas possible de s’en passer, cela ne peut pas nous faire oublier, que dans le cadre de l’ouverture à la concurrence et la privatisation des concessions hydrauliques, les producteurs privés s’empareront des plus rentables, laissant les autres au service minimum ou à l’abandon !

Voilà le cap fixé par Emmanuel Macron. Encore une fois, s’il fallait encore le souligner, tout est fait pour les plus riches, accentuant ainsi les difficultés quotidiennes des plus démunis et des familles les moins aisées.

Oui, je sais, le tableau que je viens de dresser n’est pas des plus réjouissant. Pourtant, en ce qui concerne la CGT, contrairement à certains, nous ne tombons pas du placard et nous ne découvrons pas béatement la situation. Je crois l’avoir montré au travers de mes exemples qui remontent à plusieurs mois, voire plusieurs années. Alors que faire ? Est-ce que tout ce que nous avons fait n’a servi à rien ?

A ces deux questions que nous nous posons en permanence, pour ma part, mais je crois que c’est également largement partagé dans la Cgt, je ne regrette absolument aucune des actions auxquelles j’ai participé et avec vous auxquelles nous avons participé. Non seulement, je ne regrette pas toutes les actions que nous avons menées, mais je sais qu’il en faudra d’autres beaucoup d’autres et j’en serai.

Quand on me pose cette question, nos luttes, nos actions nous ont-elles permis de gagner sur nos revendications. ? J’ai tendance à répondre : Peut-être, que nous n’avons pas obtenu ce que nous souhaitions, mais en même il faut me semble-t-il ajouter tout de suite, si nous n’avions pas mené toutes ces luttes en serions-nous là aujourd’hui ?

Aurions-nous toujours le tarif particulier, aurions-nous toujours notre mutuelle telle que nous la connaissons, aurions-nous toujours nos activités sociales ? J’en suis beaucoup moins sûr.

D’ailleurs, à propos du 1 %, faut-il vous rappeler, faut-il nous rappeler ensemble la bataille et les luttes que nous avons menées en 2016 et 2017 et qui ont permis, pour l’instant de pérenniser le fonds du 1 %, ce qui était loin d’être gagné au départ ? mais j’ajoute immédiatement, pour combien de temps ?

Je vais retenir encore quelques instants votre attention pour évoquer avec vous deux autres sujets. Je sais que je suis toujours un peu trop long dans ce genre d’exercice, mais je m’oblige à le faire car cela me permet de me mettre à jour et de vérifier que je ne suis pas trop déconnecté de l’actualité.

Je pourrai ne pas le faire mais il me semble qu’en tant qu’adhérent à la CGT, on doit vous faire en toute transparence l’état de notre organisation. En 2017 nous étions 117 adhérents retraités et veuves, en 2018 nous sommes à ce jour 108 adhérents, nous ne sommes pas encore à la fin de l’année et certains de nos camarades ont l’habitude de régler leur cotisation en fin d’année. Je les invite à le faire aujourd’hui pour ceux qui sont dans ce cas-là et présent aujourd’hui.

Le deuxième sujet que je souhaitais vous annoncer et qu’au niveau de l’interpro de l’UL retraité Cgt et de l’USR Cgt, nous avons organisé un rassemblement en septembre et lors de ce rassemblement, nous avons convenu de créer une initiative grand public pour faire état de la vie des retraités en Haute Loire. Cette initiative aurait lieu en avril 2019 et nous prévoyons une assemblée générale de tous nos syndiqués qui aura lieu le 14 décembre de cette année, c’est-à-dire dans 15 jours ici même afin de préparer cette initiative. Je ne vous en dis pas plus dans cette intervention, nous y reviendrons dans le débat ou au cours du repas et vous recevrez par email et pour ceux dont je n’ai pas d’email par voie postale, un courrier qui vous donnera toutes les précisions.

Je suis presqu’arrivé au bout de mon intervention, il était de bon ton depuis quelques années de mettre à l’honneur nos plus anciens camarades syndiqués qui auraient fêté leur 75 eme anniversaire dans l’année en cours. Aussi, sauf erreur de ma part et depuis notre dernier rassemblement de novembre 2017, je vous invite à rendre hommage à trois de nos camarades qui ne sont malheureusement pas présents aujourd’hui mais qui sont à jour de leur cotisation. Il s’agit de Monique RICHARD, cette camarade était domiciliée au Puy jusqu’à cet été et a quitté notre département pour s’installer ailleurs. Il s’agit ensuite de nos camarades Jean Pierre MICHEL et Bernard PRIVAT. Tous deux se sont excusés pour aujourd’hui, ce qui n’empêche pas bien entendu d’avoir une pensée amicale pour eux.

Je voudrai également remercier les camarades actifs qui nous aident à mener à bien notre activité et particulièrement les camarades du secrétariat du syndicat représenté par son Secrétaire Général Aurèlien Mingot, Gilles Galland et Guy CHAPELLE, qui croyez le bien méritent notre confiance car ils se dévouent sans compter pour l’organisation. Aurélien MINGOT m’a demandé de l’excuser pour cause de Commission Secondaire.

Merci aussi aux camarades de la section qui m’aident à mener l’activité en direction des retraités et je pense à ceux que je sollicite souvent pour mettre les plis sous enveloppes. Aussi je fais un petit clin d’œil à Gérard Sabatier, Gustou Chaurand, Roland Dani, Roger Battista, Paul Reynaud, Christiane Cochet, Agnes Martin.

Après l’apéritif, nous prendrons le repas pour lequel nous vous demandons une participation de 10 € pour soulager les frais supportés par notre organisation.

Une toute dernière chose, Roger BATTISTA m’a fait savoir qu’il offrait le vin blanc mais n’a pas voulu me dire pour quelle raison. Vous le lui demanderez donc mais je tenais à le remercier publiquement devant vous.

Merci de votre attention.

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Courrier adressé par le Syndicat CGT Energie43 à Jean Pierre Vigier et Isabelle Valentin à propos des excedents CAMIEG.

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Les retraités en colère devant la Préfecture du Puy en Velay, Jeudi 18 Octobre 2018.

Intervention de Sabine Bouquet,
Responsable de l'USR CGT de Haute Loire
Au nom de l'intersyndicale CGT, FO, FSU, FGR, FP, UNSA

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En moins de deux minutes, des promesses à la dure réalité.

Quand le candidat promettait de ne pas baisser lepouvoir d'achat des retraités et ce qu'il fait réellement.

A regarder et ecouter absolument ! Cela dure moins de 2 mn et c'est éloquent !!!

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Retraités maltraités, retraités révoltés !

Dimanche 26 août 2018, le Premier ministre Édouard PHILIPPE a annoncé différentes mesures qui vont à nouveau toucher le pouvoir d’achat de nos concitoyens. Parmi celles-ci, il en est une qui va gravement impacter le pouvoir d’achat des retraités : après 3 ans de blocage des pensions, une année 2018 sans aucune augmentation, la hausse de la CSG, le Premier ministre annonce une hausse des pensions de + 0,30 % en 2019 et 2020. Or, le taux d’inflation mesuré par l’INSEE est de + 2,30 % sur les douze derniers mois. C'est une régression insupportable du pouvoir d'achat des retraités que le Premier ministre a tenté de justifier en prétendant vouloir privilégier le travail. Mensonge : réduire le pouvoir d'achat des retraités n'a jamais favorisé et ne favorisera ni l'activité ni l'emploi.

La CGT revendique que les pensions soient indexées automatiquement sur l’évolution des salaires et non pas soumises au bon vouloir du gouvernement.

Les retraités n’accepteront pas d’être à nouveau les dindons de la farce. L’UCR-CGT ainsi que 8 autres organisations syndicales ou associations, appellent les retraités à se mobiliser pour faire entendre leurs voix et manifester leur mécontentement et leur colère à l’égard du gouvernement et de son Président.

Faisons du 9 octobre une grande journée nationale d’actions et de manifestations à travers toute la France. L’intersyndicale retraités des « 9 » se réunira le 7 septembre pour apprécier la situation. Elle a d’ores-et-déjà prévu de mobiliser dans l’unité, le plus grand nombre de retraités en septembre pour organiser la riposte.

Des délégations venues de tout le pays vont déposer les pétitions recueillies au Président du groupe LREM, le 3 octobre à l’Assemblée nationale. Les retraités CGT appellent les retraités à se mobiliser sans attendre sous toutes les formes appropriées, en participant notamment aux initiatives proposées par l’intersyndicale.

PAS TOUCHE A LA PENSION DE REVERSION !

Après la suppression en 2014 de la demi-part du quotient familial accordée aux veuves, veufs, divorcées et divorcés, suivie par le plafonnement des majorations pour enfants, c'est maintenant la pension de réversion qui est visée.

Depuis des années les différents gouvernements rêvent de la supprimer.

Chaque jour, nous avons une série d’annonces aussitôt démenties. Qui croire ? Ce qui est sûr, c’est que ce gouvernement a bien la volonté de réformer les pensions de réversion. Christophe Castaner, le patron de La République en Marche a en effet déclaré qu'il y aurait des "gagnants" et des "perdants" à la suite de la réforme des pensions de réversion. Ce qui est également sûr, c’est qu’avec la réforme envisagée du régime des retraites et l'introduction du système de retraite à point, la réversion serait considérablement diminuée.

Aujourd'hui, 4,4 millions de Français touchent une pension de réversion, ce qui représente environ un quart du total des retraités. Une très large majorité (89%) sont des femmes. Et pour plus d’un million d’entre elles, c’est leur seul revenu. Un complément de retraite indispensable pour celles qui ont eu de petits salaires, des temps de travail partiels où ont dû s'arrêter de travailler pour élever les enfants.

Le maximum d'une pension de réversion est de moins de 900 euros. La moyenne s'établit autour de 500 euros.

Emmanuel Macron au Congrès de Versailles, désavouant les propos de certains de ses ministres, a nié vouloir supprimer les pensions de réversion, mais en précisant "pour les retraités actuels". Ce qui signifie que le gouvernement envisage de les réduire voire de les supprimer pour les futurs retraités. Supprimer ou même réduire la pension de réversion serait catastrophique pour des millions de personnes.

L'UCR est opposée à toute remise en cause des pensions de réversion aujourd'hui et demain. Bien au contraire, nous demandons que le taux des pensions de réversion soit porté à hauteur de 75% de la pension du conjoint décédé, sans conditions d’âge ni de ressources. La pension de réversion doit être étendue aux pacsés et aux concubins dans les mêmes conditions.

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Intervention de Sabine Bouquet,
Responsable de l'USR CGT de Haute Loire
Au nom de l'intersyndicale CGT, FO, FSU, FGR, FP, UNSA




Cliquez sur l'image ci-dessous pou Télécharger l'appel de l'UCR pour le 22 Mars 2018.

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Bonjour à tous,

A l’appel de l’intersyndicale, comme sur tout le territoire français, les retraités de Haute-Loire sont réunis aujourd’hui pour montrer une fois de plus leur colère face aux mesures inacceptables prises par nos dirigeants, à leur encontre.

C’est fin janvier ou début février que 10 millions de retraités, soit les 2/3 des retraités, ont malheureusement constaté la baisse de leur pension due à la hausse de la CSG de 1,7 point. Soit une hausse de 25% de cette dernière.

Emmanuel Macron se vante de faire ce qu’il a promis. C’est ainsi qu’il justifie cette hausse de la CSG. Il s’était bien gardé de préciser, que cette hausse s’appliquerait non pas en fonction des pensions individuelles mais serait calculée sur le revenu fiscal de référence. De nombreux retraités sont ainsi touchés alors qu’on leur a caché que la mesure leur serait appliquée Nous n’acceptons pas que l’on touche à notre pouvoir d’achat.

Après avoir subi la réforme des retraités de 2010, retardant la date de départ à plus de 60 ans, décision contraire à l’avis de la majorité des français qui voulait continuer de pouvoir partir à la retraite avec un taux plein des 60 ans.

Cette nouvelle attaque s’ajoute à une liste déjà longue depuis 2010 de diminutions de notre pouvoir d’achat, cumulée depuis plusieurs années par : le blocage de nos pensions, la mise en place de la CASA soit un prélèvement de 0,3% sur nos pensions, la suppression de la ½ part, l’imposition du supplément familial pour les retraités ayant eu 3 enfants ou plus.

Et comme si ça ne suffisait pas, nos pensions en 2018 seront à nouveau gelées et les complémentaires bloquées.

Les retraités ne sont pas la variable d’ajustement de la politique économique. Baisser le revenu, de celles et ceux qui ont travaillé leur vie durant pour avoir le droit à une retraite méritée, est indigne d’une grande puissance du monde. Rien ne justifie l’injustice. Que dire des déclarations nauséabondes du député « La République en Marche » du Doubs, Éric Alauzet, qui déclare le lundi 5 mars 2018 dans le « Parisien » : que la grogne des retraités n’est pas justifiée. Selon lui les réformes engagées resteront neutres pour les retraités les plus modestes. Quant aux plus aisés, ils doivent réaliser qu'ils "font partie d'une génération dorée », ceux qui vont être pénalisés ne représentent qu’une minorité.

Est-on aisé, monsieur le député, en percevant 1200 euros par mois ou 1800 euros pour un couple. Quelle Honte pour un représentant du peuple.

S’ajoute à la baisse de nos modestes pensions, les augmentations de l’électricité, du gaz, des timbres, des péages d’autoroute, des frais de santé, mutuelles, assurances, fuel, nourriture… ce qui au bout du compte intensifient la perte importante de notre pouvoir d’achat.

Non, monsieur le locataire du palais de l’Elysée, aujourd’hui les soi-disant nantis ou privilégiés sont dans la rue pour vous faire part de leur mécontentement face à votre trahison. Contrairement à vous, nous avons de plus en plus de mal à boucler nos fins de mois. De plus, mais vous semblez l’ignorer, nous n’avons pas de leçons à recevoir sur la solidarité inter générationnelle, nous y contribuons largement en aidant nos parents ou nos enfants et petits-enfants qui subissent le chômage et la précarité de leurs emplois.

Cette hausse de la CSG est un choix politique, qui n’a que pour objectif de faire payer aux retraités les nouveaux cadeaux faits aux patrons. Alors qu’une pseudo compensation est prévue pour les actifs, pour les retraités rien n’est prévu, si ce n’est une hypothétique et inégalitaire baisse de la taxe d’habitation.

POURTANT DE L’ARGENT IL Y EN A,

Alors qu’un retraité percevant 1400 euros va perdre annuellement 280 euros, Bernard Arnault, Vincent Bolloré et consorts vont se partager 4,5 milliards suite à la suppression de l’ISF et la mise en place d’une taxation plafonnée à 30% d’imposition pour les dividendes. Le PDG de carrefour se voit offrir pour son départ 3 millions d’euros plus 500 000 euros de bonus annuel à vie. Et d’autres.

En France, les 39 milliardaires en dollars ont vu leur fortune grimper de 21 % au cours de cette seule année 2017, atteignant au total, 245 milliards dont les 5 premières fortunes françaises représentent à elles seules 125 milliards de dollars, Et nous, les retraités on nous ponctionne sous prétexte que nous serions les nantis de la république. C’est scandaleux et inacceptable, c’est un véritable scandale d’état.

Ce n’est pas en augmentant le taux de la TVA comme certains le préconisent ou en supprimant l’ISF que l’on va résoudre le problème du pouvoir d’achat des retraités.

Monsieur le Président, la pension des retraités n’est pas une allocation sociale ni une variable d’ajustement, mais un droit acquis par de longues années de travail.

Assez d’injustice, de mensonge, d’inégalité. La fiscalisation des cotisations sociales détruit tout le socle de financement de la sécurité sociale et va à l’encontre de son essence basée sur les cotisations et la solidarité. Ça on ne peut pas l’accepter, nos anciens ne se sont pas battus pour cela. Cette transformation du financement de la protection sociale fait courir à celle-ci un grave danger que nous combattons aujourd’hui par notre mobilisation. Nous n’acceptons pas la casse de la cohérence du financement de notre système, basé sur la solidarité où chacun contribue selon ses moyens et reçoit selon ses besoins. Son financement repose sur les cotisations sociales assises sur la richesse créée par le travail.

Le député, déjà nommé, demandait aux retraités de se ressaisir, nous nous demandons à nos gouvernants d’arrêter l’enterrement programmé de la sécurité sociale

D’après Emmanuel Macron la suppression sur trois ans de la taxe d’habitation devrait permettre aux retraités de retrouver du pouvoir d’achat. C’est une farce démagogique politicienne qui va couter chère et va générer de fortes inégalités en fonction des territoires. La taxe d’habitation étant différente d’une commune à l’autre.

Sa suppression va générer une perte de moyens financiers pour les collectivités territoriales, avec pour conséquence obligatoirement moins de services publics donc des difficultés supplémentaires pour les retraités. Ce n’est pas la promesse de l’état de s’engager à reverser à « l’euros près » aux collectivités le manque à gagner qui peut nous rassurer. Comme on dit : « Les promesses rendent les couillons joyeux ».

Si une réflexion sur la taxe d’habitation est nécessaire elle ne peut se faire qu’après une réelle concertation ou les retraités ont toute leur place et non dans la précipitation.

Les retraités sont aussi solidaires, aujourd’hui, de la lutte des personnels des EHPAD. Ils poursuivront à leur coté la mobilisation pour la défense de ces établissements, d’autant plus que leurs légitimes revendications, non satisfaites, ont une répercussion sur les conditions de séjour des personnes âgées. Nous sommes également conscients que c’est l’ensemble du système de soins et des services publics en général qui est menacé par les suppressions de postes les réductions budgétaires.

Le 22 mars nous appelons également les retraités à manifester aux cotés des actifs pour le maintien et le développement des services publics de proximités. Les retraités ont toute leur place dans la défense et l’avenir des services publics. En tant que usagers nous sommes conscients que les conditions de travail et le statut basé sur les principes d’égalité, d’indépendance et de responsabilité, est une garantie aussi bien pour les citoyens que pour les fonctionnaires et agents des services publics. Ces derniers doivent pouvoir rendre un service public de manière neutre et impartiale sans pressions politiques, patronales, économiques, financières. C’est la seule façon d’avoir un service public de qualité indépendant, répondant aux besoins des citoyens.

Pour terminer, les retraités, par leur mobilisation aujourd’hui, appellent solennellement le président et le gouvernement de ce pays à les respecter pour les années de travail qu’ils ont effectué pour le bien du pays et non à continuer à les mépriser. Ils demandent aussi à ne pas être la variable d’ajustement des incompétences politiques.

Pour conclure je citerai cette phrase mainte fois utilisée mais toujours pertinente aujourd’hui.

La retraite on s’est battu pour la gagner on se battra pour la garder.

Non à la hausse de la CSG

Non à la baisse des pensions

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Intervention de Joseph Boyer,
animateur de la Section Syndicale des retraités Energie 43
lors du rassemblement qui s’est déroulé le 9 Novembre 2017 sur l’ensemble Marcel Paul à Brives Charensac.

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Bonjour à tous,

Je voudrais avant tout vous remercier de votre participation à cette réunion et excuser des camarades qui nous ont répondu mais qui ne pouvaient pas être avec nous aujourd’hui. C’est le cas par ordre alphabétique d’Alain Bancel, Michel Barthomeuf, Josette Berodias, Serge Bonnet, Marcel Chauchat, Claude Cuoq, Yves Flandin, Jean-Claude Fournier, Marc Fraisse, Jean-Pierre Michel, Bernard Privat, Paul Reynaud, Monique Richard et Evelyne Valentin. Je voudrais également avoir une pensée particulière pour deux de nos camarade, Jean Claude Fournier et Jean Jacques Esquis qui sont hospitalisés et à nous souhaitons un prompt rétablissement.

Les objectifs de cette initiative qui se veut avant tout conviviale sont divers. Nous souhaitons d’abord qu’elle permette de se retrouver entre camarades syndiqués au moins une fois par an, de faire le point sur notre activité, notre vie syndicale, débattre avec vous pour prendre en compte vos remarques, vos avis, vos suggestions. Cette année, il y a un point un peu plus particulier et très important puisque nous sommes dans la période de votes pour élire nos représentants au conseil d’administration de la Cmcas. Cela nous permettra de vous sensibiliser sur ce vote, surtout de faire en sorte que vous n’oubliez pas de voter si vous ne l’avez pas fait et également que vous puissiez vous aussi être des vecteurs, pour rappeler l’importance du vote CGT au gré des rencontres que vous pourriez avoir avec d’autres collègues retraités.

Cela fait quasiment un an jour pour jour que nous étions réunis ici et je souhaite retracer rapidement les faits les plus marquants qui se sont déroulés au cours de cette année. Depuis l’année dernière à cette même date, 3 camarades adhérents de notre organisation syndicale que nous avions eu l’occasion d’honorer ici même, l’année dernière ou il y a deux ans, nous ont quittés. Par notre présence, notre fidélité à la CGT, la poursuite de leur combat qui est aussi le nôtre, pour un monde plus juste, plus fraternel, plus humain, c’est le plus grand hommage que nous pouvons leur rendre. Aussi je propose que nous dédiions cette journée à notre camarade René Pons qui nous a quitté le 12 novembre 2016, à Denise Vidal qui est décédée le 30 juin 2017 et Roger Argaud décédé le 20 juillet 2017. Nous avons une pensée particulière pour eux, ce qu’ils ont fait au cours de leur vie, leur attachement à la CGT et leur militantisme.

Au cours de ces douze derniers mois, il s’en est passé des évènements, dans leur immense majorité ils ne sont malheureusement pas favorables aux salariés et aux retraités malgré toutes les luttes et les actions qui ont été menées dans le pays souvent à l’appel trop isolé de la seule CGT.
L’année dernière dans la même période, nous étions tous un peu abasourdis de l’état du monde, des attentats qui, pour des motivations relevant de l’obscurantisme fauchent des innocents ayant comme seule faute et responsabilité de se trouver au mauvais endroit, au mauvais moment.
Abasourdi également par l’élection d’un président des Etats Unis qui relève d’une situation cauchemardesque plus que de l’aboutissement de l’élection d’un Président digne de ce nom pour un peuple civilisé.
Parallèlement en France nous arrivions à l’échéance du mandat d’un Président et d’un gouvernement à bout de souffle épuisé d’avoir céder aux sirènes du patronat et des plus fortunés de ce pays et par la même, faisant le lit, par dépit, aux extrêmes de droite comme de gauche, qui pour parvenir à leur fin idéologique utilisent les mêmes moyens de divisions et du rejet de l’autre et de qui nous n’avons rien de bon à attendre.

Sans refaire toute l’histoire de ce qui s’est passé de fin 2016, jusqu’à ce jour, retenons simplement les nombreuses mobilisations et manifestations autour de la loi el Khomri dont l’objectif est de mettre en pièce le code du travail. Le gouvernement Walls de l’époque, face à toute la contestation autour de ce texte a dû sortir le fameux 49-3 pour imposer une loi rejetée majoritairement par les Français.

Dans le même temps, dans nos industries, en plus des conséquences que cette loi allait avoir sur le Statut des gaziers et électriciens, nous devions faire face aux attaques, sans précédent, sur nos activités sociales, leur avenir et leur financement.
En décembre 2016, les élus CGT, du CA de la Cmcas s’adressaient à tous les bénéficiaires, les informant que pour la 1ere fois depuis l’existence des Activités Sociales, la baisse de la dotation du 1% était telle qu’il y avait impossibilité de satisfaire l’ensemble des demandes. Aussi, parallèlement à cette information et aux mesures drastiques qui l’accompagnaient avec notamment la diminution, voire la suppression dans certains cas du 1 % dans le budget des sections, la CGT appelait les salariés et les retraités à résister et à se mobiliser pour imposer que les négociations en cours débouchent sur une modification de l’article 25 afin de trouver un mode de financements des activités sociales qui pérennise leur avenir.

Ces actions et toutes les mobilisations autour de ce sujet extrêmement important pour les électriciens et gaziers n’ont pas été vaines puisque à la mi-février 2017, Matignon annonçait la fin des discussions sur la modification de l’article 25, débouchant sur une plateforme garantissant 3 principes essentiels :
  • Le modèle original et unique de gestion et de financement des Activités Sociales, PAR et POUR les électriciens et gaziers, n’a pas été remis en cause.
  • La gestion reste de la seule responsabilité des fédérations syndicales et le nouveau mode de financement affirme le principe de financement assis sur l’activité et la création de richesses.
  • Les Activités Sociales continueront de profiter à tous les salariés actifs et inactifs des entreprises de la branche des IEG, revendication constante de la FNME-CGT.

Sur la question du financement, élément clé de l’avenir des Activités Sociales, la FNME-CGT a noté avec satisfaction que c’est quasiment sa proposition qui a été retenue pour le nouveau mode de financement. Ce dispositif est stable et pérenne dans le temps et de nature à assurer l’avenir des Activités Sociales tout en donnant de la lisibilité pour la gestion.

Les décrets ont été publiés au journal officiel le 12 mai 2017.

Je ne suis pas sûr que nous mesurions l’importance de ce succès à la hauteur qu’il le mériterait. En effet, nous pouvons affirmer sans crainte de se tromper que,
  • Si la fédération CGT, ses syndicats n’avaient pas mis en œuvre toutes les initiatives qui ont été prises,
  • Si le personnel, les électriciens et gaziers, actifs et retraités ne s’étaient pas mobilisés, même si on peut estimer que nous aurions pu et dû être encore plus nombreux sur ces questions,

et bien aujourd’hui, nos activités seraient gravement remises en causes.

Certes, nous avons gagné une bataille, pour autant les velléités de nos adversaires demeurent et nous devons rester vigilants, tout en mesurant bien le succès que nous avons remporté.
Nous devons rester vigilants car dans le même temps, directions des entreprises, patronat, gouvernement poursuivent leur politique au fil de réorganisations dont le principal objectif et la destruction de l’emploi en supprimant des postes des effectifs. S’ajoute à cela le refus de négocier des augmentations de salaires et de pensions. Malgré toutes les actions entreprises sur ces sujets, au travers de ce qu’on a appelait les « mardis de la colère » au printemps dernier, nous devons constater que nonobstant quelques concessions faites par les employeurs d’EDF et ENEDIS, notamment un saupoudrage de quelques primes par ci par là de quelques NR en plus lâchés sous la pressions, les employeurs sont restés fermes sur la revalorisation du SNB, 0% en 2017.

Il faut noter également que les difficultés de gagner sur ces revendications étaient accrues du fait que nous étions au début de la campagne électorale pour la présidentielle et que nous allions assister à un grand feuilleton de démagogie, d’hypocrisie de ridicule qui malheureusement ne favorise pas les passions et les rapports entre les français et la politique.

Nous avons d’abord eu droit à 3 débats télévisés entre octobre et décembre à droite réunissant sept mercenaires pour que François FILLON l’emporte face à un Alain JUPPE que tous les pronostiqueurs donnaient favoris.

Ensuite, après que François Hollande ait annoncé qu’il ne se représenterait pas à l’élection présidentielle, nous avons eu droit à la primaire du PS dont Benoit Hamon est sorti vainqueur, après 2 débats télévisés entre les 7 candidats et après un duel avec Manuel Walls.

Les grandes manœuvres allaient pouvoir commencer et alors que tous les sondages donnaient François FILLON grand vainqueur de cette élection, ce dernier a été rattrapé par les affaires et notamment l’affaire Penelope Fillon connue encore sous le nom Penelopegate.

Je vous épargnerai les détails de toutes ces affaires mais il n’est toutefois pas inintéressant de refaire ce rapide historique. Dans ce marasme politique du tous pourris, à droite comme à gauche, Emmanuel Macron qui se dit, ni de droite, ni de gauche a bénéficié de ce désintérêt des français vis-à-vis des partis traditionnels et son arrogance, son costume d’homme d’affaires de la très haute finance a fait le reste et l’a porté au pouvoir.

Certes nous sommes dans un pays démocratique et nous ne pouvons pas contester la légitimité de ce Président qui a été élu à près de 64 % des votes exprimés (42 % des inscrits). Il faut toutefois tempérer ce résultat, cela ne veut pas dire que les 64 % des exprimés partagent les orientations et le programme d’Emmanuel MACRON.

En effet au premier tour Emmanuel Macron n’a recueillie que 24 % des exprimés (18 % des inscrits), en comparaison François FILLON a recueilli 20 % des exprimés (15% des inscrits) au coude à coude avec Jean Luc Mélenchon qui a recueillie quant à lui 20 % des exprimés (15 % des inscrits).

C’est cette première remarque qu’il faut avoir en tête pour objectiver ce résultat. La deuxième remarque porte sur nos médias qui sont possédés par 10 milliardaires. La question que nous devons nous poser est pourquoi ces dix milliardaires se massent dans un secteur souvent déficitaire ? Dix milliardaires ont pris le contrôle d’une grande partie des médias français. Ces oligarques, venus du BTP, de l’armement, du luxe ou de la téléphonie, ont accaparé les grands quotidiens nationaux, les chaînes de télévision et les radios, pour asseoir leur influence. Avec à la clé, conflits d’intérêts, censures, pressions, licenciements, ingérence malsaine... Cette concentration des moyens de production de l’information entre les mains de quelques-uns met en péril l’indépendance de la presse dans notre pays. Et porte ainsi atteinte au fonctionnement démocratique.

Il faut bien entendu avoir à l’esprit ces deux remarques, néanmoins, le Président est élu et il faut faire avec, s’en accommoder, diront certains ou pour d’autres, combattre sa politique, ces choix et ces orientations. C’est ce chemin que choisit la CGT.

A peine installer à l’Elysée, le Président qui se dit des temps modernes reprend à son compte des vieilles formules :
  • Imposer par ordonnances moins de droits pour les salariés, plus de pouvoirs au patronat,
  • Facilitations des licenciements économiques, attaque des CDI.
  • Diminution des indemnisations aux prud’hommes en cas de licenciements économiques.
  • Moins de droits pour les élus du personnel en regroupant Ce, CHSCT, Commission paritaires.
  • Blocages des salaires et des pensions.
  • Augmentation de la CSG.


Je vais en rester là mais je pourrai allonger cette liste qui n’est malheureusement pas exhaustive.
Voilà, pour ceux qui ne saurait pas encore situer Emmanuel MACRON à droite ou à gauche. Sauf si je n’ai encore rien compris à la politique mais je doute que ce soit une politique de gauche. En tout cas, c’est une politique et des orientations qui sont applaudies éperdument par le MEDEF, le patronat et tous les experts bien-pensants de l’économie capitaliste.

Avec un président de la république tel que Macron et un président de région tel que Laurent Wauquiez, nous sommes vernis et il est difficile d’avoir une vision optimiste de notre avenir.
L’un traite les salariés, les citoyens de fainéants, les accuse de foutre le bordel lorsqu’ils luttent et se battent pour défendre leur emploi.
L’autre fustige les demandeurs d’emploi qui « profiteraient de la vie »

Mais pour qui se prennent-ils ces zigottos ? Ils veulent nous donner des leçons de morale, d’honnêteté, de droiture alors qu’il ne se passe pas un jour pour que l’on découvre qu’eux-mêmes ou leurs amis sont mêlés à des scandales financiers, des détournements de l’argent public, ont des attitudes méprisantes et condescendantes à l’égard de simples citoyens.

Alors que l’argent coule à flots dans les poches de quelques-uns, l’immense majorité des salariés et des retraités de ce pays ont de plus en plus de mal à boucler les fins de mois.

Je trouve tout à fait adapté l’image qui est donné au Président de la république le montrant comme un Robin des bois à l’envers qui prend aux pauvres pour donner aux riches.

Pour en être persuader et en même temps éviter d’être trop long, je souhaite illustrer mon propos par deux exemples très récents :
  • Avant-hier dans l’émission Cash Investigation d’Elise Lucet, on découvrait « les Paradise papers » au cœur d’un scandale mondial qui est un système financier permettant aux plus riches de cette planète de détourner du fisc des milliards d’euros au travers de société écran situés en dehors de nos frontières. Ces nouvelles révélations des Paradise Papers concernent des montages d'optimisation fiscale pratiqués par des multinationales et célébrités planétaires. Selon les calculs effectués pour International Consortium of Investigative Journalists - ICIJ par l'économiste français Gabriel Zucman, cette optimisation fiscale des entreprises et des grandes fortunes représente 350 milliards d’euros de pertes fiscales par an aux États du monde entier. Pour l’Union européenne, ce montant est estimé à 120 milliards d’euros dont une vingtaine pour la France.

    Nos chers patrons ne sont pas les derniers pour jouer à ce jeu-là, ainsi alors qu’ils s’obstinent à ne pas satisfaire les revendications de leurs salariés Engie ex GDF Suez, le géant français de l’énergie a trempé dans la magouille. Ainsi Engie aurait rapatrié d’Australie 1 milliard de dollars de profits en 2012, et limité sa facture fiscale.

    Qui a dit qu’il n’y a pas d’argent pour satisfaire les revendications des salariés ?
  • Quasiment dans le même temps, nous avons appris hier matin que le niveau des retraites complémentaires pourrait baisser ces prochaines années. Ce n'est jamais arrivé jusque-là.

    L'idée serait de jouer sur les pensions en les réduisant si jamais les caisses de retraites complémentaires sont déficitaires. Dans ce cas, la baisse des sommes versées aux retraités serait quasi automatique, selon une nouvelle méthode de calcul attendu en janvier 2019. D'après une étude citée par Le Parisien, si le système était mis en place, cela conduirait à une baisse de 9% des pensions dans les quinze ans qui viennent. Pour les futurs retraités et pour les actuels.


Quelle est donc cette société dans laquelle les puissants auraient tous les droits y compris de frauder aux yeux de tous sur des sommes colossales de milliards d’euros sans qu’ils soient inquiétés et pire encore, en s’offusquant qu’on le leur reproche ?
Quelle est donc cette société qui va mettre au banc des accusés et licencier des salariés pour faute grave parce qu’ils auraient eu l’indélicatesse de s’approprier un pack de yaourt dont la date de consommation était dépassée.

C’est bien contre tout cela que la CGT a appelé les salariés à se manifester et descendre dans la rue les 12 et 19 Septembre puis le 28 septembre pour une journée spécifique envers la situation des retraités. Cela a également était le cas les 10 et 19 Octobre et ce sera encore le cas la semaine prochaine, jeudi 16 novembre.

Pour lutter contre les ordonnances Macron et suite à l’appel national, l’intersyndicale de Haute-Loire, composée de la CGT, CFE-CGC, FSU, FO et Solidaires, a élaboré un appel commun à la grève et à la manifestation le 16 novembre à 10h30 place Cadelade au Puy.

Voilà, tracé à grand trait ce qui s’est passé au cours de l’année écoulée depuis notre dernière rencontre. Nous avons de quoi être pessimiste, c’est vrai. En même temps nous n’avons pas le choix et pour faire bouger le curseur dans le sens des intérêts des salariés et du monde du travail nous devons être encore plus nombreux dans les luttes et pus nombreux dans notre organisation. A cet égard, et pour votre information, sachez que nous sommes 120 retraités et veuves syndiqués à la CGT sur le territoire de Grand Velay. Ce chiffre ne varie pas trop d’une année sur l’autre car nous avons des actifs qui partent en retraite mais malheureusement nous avons des camarades qui décèdent. C’est pourquoi, nous devons faire le maximum pour renforcer notre organisation si nous voulons être plus fort.

Je rappelle également qu’être syndiqué à la CGT s’est cotiser à hauteur de 1 % de son revenu et que cette cotisation est déductible des impôts. Même ceux qui ne sont pas imposables, ils bénéficient d’un crédit d’impôt. Ainsi qu’en vous verser 10 € de cotisation, cela vous revient en fait à cotiser à hauteur de 3,33 €.

Parallèlement, nous essayons de vous tenir informés régulièrement, de proposer des initiatives telle que celle d’aujourd’hui.
Nous avons de quoi être pessimiste, mais en même nous avons également des raisons d’être optimiste.
En effet, notre syndicat CGT Energie 43 a tenu son congrès le 29 septembre et un vent de fraicheur et de jeunesse a soufflé sur ce congrès. D’abord nous avons noté une qualité des débats et des interventions de la part de la soixantaine de camarades qui y participaient. A l’issue de la journée, deux jeunes, suite à ce qu’ils avaient vécu au cours de celle-ci, ont spontanément posé leur candidature à la commission exécutive du syndicat. Enfin le congrès s’est terminé en élisant un jeune secrétaire général Aurélien Mingot qui succède à notre camarade Gilles Galand. Nous avions prévu, lorsque nous vous avons adressé l’invitation, qu’il participe aujourd’hui et qu’il soit avec nous. Malheureusement, entretemps, une bilatérale avec les directions a été programmée et Aurélien, pour assumer son nouveau mandat a dû se rendre à Clermont Fd. Je vous demande de bien vouloir l’excuser. De la même manière je vous demande de bien vouloir excuser Guy Chapelle vice-président délégué de la CMCAS qui doit assurer une réunion de bureau de la Cmcas à Clermont ainsi que Gérard Civade responsable des retraités CGT sur notre région.

Puisque j’évoque la CMCAS, j’ai abordé succinctement dans mon intervention la question des élections de la CMCAS. Je ne veux pas m’appesantir sur le sujet si ce n’est pour insister sur l’importance du vote CGT et que l’avenir de nos activités sociales dépendra de ce résultat. Pour le reste, nous vous adressé pas mal d’informations sur lesquelles je ne reviendrai pas. Peut-être rappeler que vous avez la possibilité de voter par correspondance jusqu’au 14 novembre, que la case correspondant à l’organisation syndicale choisie doit être noircie entièrement sous peine de nullité, que le code barre doit être visible une fois l’enveloppe refermer et que vous ne devez rien marquer au dos de l’enveloppe. Vous avez également la possibilité de voter de manière électronique si vous le l’avez pas fait par correspondance du 16 novembre au 21 novembre, les codes confidentiels et mots de passe, vous ont été adressé dans la même enveloppe que l’envoi par correspondance.

Me voilà arriver au terme de tout ce que je voulais vous dire pour retracer l’activité que nous avons eu depuis l’année dernière. Avant de terminer, dans le cadre de cette journée, nous avons invité l’union Départementale CGT et notamment son USR union syndicale des retraités et nous avons le plaisir d’accueillir Sabine Bouquet qui en est la première responsable.

Pour conclure, et comme nous le faisons maintenant traditionnellement chaque année, nous souhaitons honorer nos camarades qui ont atteint leur 75 printemps pour les remercier de leur fidélité à la CGT et pour leur engagement. Sauf erreur de notre part nous avons repéré sur nos listes que notre camarade Jean Claude COCHET avait eu 75 ans le 11 Janvier ainsi que notre camarade Alain Blot qui a eu ces 75 printemps le 16 Octobre.

Nous aurons l’occasion d’offrir la médaille de fidélité à Alain lorsque nous ferons notre traditionnelle réunion sur Brioude et profitons de la présence de Jean Claude Cochet pour lui remettre la sienne.

Merci de votre attention.

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Neuf Organisations syndicales et Associatives appellent les retraité·e·s à une nouvelle journée de mobilisation nationale sous des formes multiples dans les départements (manifestation, rassemblement, etc...) le 30 mars.

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Haro sur les pensions de retraite

De réforme en réforme, le pouvoir d’achat des retraité·e·s ne cesse de se dégrader. Par exemple, le calcul des pensions sur les prix remplaçant le calcul sur les salaires dès 1987 dans le privé, puis en 2004 pour la Fonction publique a constitué une catastrophe pour nombre de retraité·e·s. Ainsi, de 2003 à 2014, les pensions progressaient de 17,9%, tandis que les salaires eux progressaient de 24,8% et le SMIC de 32,6 %. Sur les vingt dernières années, on peut estimer à une perte d’environ 20% du pouvoir d’achat pour de nombreux retraité·e·s. Cela justifie pleinement que les retraité·e·s se mobilisent pour l’indexation des pensions sur les salaires afin de revenir à la situation d’avant 1987.

Mais aussi les retraité·e·s sont victimes de mesures comme l’instauration de la taxe de 0,3% de Contribution Additionnelle de Solidarité pour l'Autonomie (CASA), la perte de la demi-part réservée aux veuves et veufs ayant élevé un enfant, la fiscalisation de la majoration de 10% de la pension pour les personnes ayant élevé au moins 3 enfants, ...

De même, le poids de la fiscalité, avec surtout la TVA, pèse principalement chez les plus démunis.

A tout cela, il faut rajouter le blocage de régimes complémentaires.

Pour trop de retraités le logement constitue une dépense de plus en plus importante que l’on soit propriétaire ou locataire. Avec la Loi de financement 2016 c’est l’ensemble du patrimoine qui est pris en compte pour les bénéficiaires de l’APL. Le coût des transports, leur inadaptation sont souvent un obstacle pour accéder à une vie sociale. A cela, il faut rajouter la désertification des services publics.

Nous ne sommes pas tous égaux face à la crise. Les inégalités, notamment de revenus, s’aggravent et dans des proportions inquiétantes. Les riches deviennent de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres. Plus globalement, on va assister à un appauvrissement généralisé des retraité·e·s dans les années à venir, si rien n’est fait. Fin 2016, des Associations caritatives ont dénoncé l’accroîssement de la pauvreté actuellement chez les personnes âgées. Parmi les plus touchées, on trouve principalement les femmes pour qui les pensions sont globalement inférieures de 40% à celles des hommes.

Les pensions de retraite ne sont pas une allocation de solidarité, une aumône. La pension est le résultat des cotisations payées tout au long de la vie professionnelle, des richesses qui ont pu être créées pendant ce temps. Il s’agit d’un droit à une pension relative à la reconnaissance de la qualification. Cela justifie pleinement le retour du calcul des pensions sur les salaires et le maintien des pensions de réversion dans les régimes de base et les complémentaires.

La santé malade des politiques

En matière de santé, encore une fois, un grand nombre de personnes âgées sont décédées de la grippe. Le danger était connu. Déjà, en 2015, le nombre de décès était supérieur à la période de la canicule de 2003. Cette épidémie montre l’ampleur de la dégradation de notre système de santé qui n’est même plus capable de répondre à une banale épidémie de grippe. L’ampleur de l’épidémie, si elle révèle une nouvelle fois un manque d’anticipation, marque surtout les limites d’une politique de casse de la Sécurité sociale, de l’hôpital avec les milliers d’emplois supprimés, des milliers de lits fermés, la course à la rentabilité. Hôpital, médecin de ville, spécialistes, dépassement d’honoraires : c’est de plus en plus difficile de pouvoir se soigner. Aujourd’hui, trop de retraités ne sont plus en mesure d’avoir une mutuelle. Le plafonnement du remboursement des mutuelles a fait chuter le remboursement des frais de santé.

Ce recul de société explique aussi pourquoi de plus en plus de retraité·e·s sont amenés à reprendre un « petit boulot ».

Retraité et retraitée : reconnaissance en matière de pension, de droit à une vie décente, mais aussi reconnaissance par la société. En effet, il est curieux de constater par exemple au travers de la Loi d'adaptation de la société au vieillissement ou dans les discours officiels que l’on ne parle plus que de « personnes âgées ». A quel âge est-on une personne âgée ? Personne ne peut le définir. Est-ce à partir du moment où la personne âgée commence à avoir un handicap ? La personne retraitée, quel que soit son âge, a travaillé des années, a versé des cotisations et a donc droit à une pension.

Besoin d’agir

Enfin imaginons que si, à l’appel des 9 Organisations syndicales et Associations, les retraités ne s’étaient pas mobilisés, nous connaîtrions la même situation que les retraités de plusieurs pays européens qui, comme en Allemagne, ont vu s’accroître considérablement le nombre de retraités pauvres.

Nos actions ont permis de petites améliorations : les personnes non imposées en 2015 n’ont pas payé d’impôt en 2016 et 2017, les seuils de déclenchement de la CSG ont été relevés…

Alors oui, les retraités ont de bonnes raisons de se mobiliser, d’exiger une revalorisation de leurs pensions, le retour au calcul sur les salaires.

Se mobiliser le 30 mars, c'est dire aux candidats à l'élection présidentielle que les 17 millions de retraités veulent voir leur place reconnue dans la société, avoir les ressources pour vivre décemment, pouvoir se soigner, se loger,... et lutter efficacement contre l'isolement social par une politique de transports, de culture, de services publics de proximité.

Afin d’aller rencontrer les retraités, les Organisations et Associations ont décidé ensemble de les consulter sur la réalité de leur situation en matière de pouvoir d’achat, sur les questions liées à la perte d’autonomie pour eux ou leur famille, sur leur volonté d’agir… Ce questionnaire sera consultable et pourra être rempli sur le site http://www.retraitesencolere.fr/

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L'UFR s'adresse aux syndicats de la fédération !

Depuis plusieurs mois, dans les IEG, nous sommes dans l’action pour l’emploi, les salaires et les activités sociales.

La décision du Conseil Général du 2 février de faire les « mardis de la colère » de semaine en semaine renvoie à des initiatives locales diverses et variées, souvent dans les entreprises, pour lesquelles les inactifs ne sont pas forcément avertit.

Si le salaire national de base, l’emploi, la fiscalisation et l’avenir des entreprises, concernent les actifs en premier lieu, le statut, la protection sociale et les activités sociales sont des revendications communes qui doivent permettre la convergence actifs/inactifs dans la lutte.

Dans cette période d’actions importantes pour les garanties sociales des électriciens et gaziers actifs et retraités, l’UFR demande aux syndicats de prendre des mesures exceptionnelles pour permettre d’associer les inactifs aux actions en prêtant une attention particulière au fait de la complémentarité des revendications actifs et inactifs.

L’UFR demande aux syndicats de donner les moyens aux sections de retraités de pouvoir prendre contact par téléphone ou tout autre moyen avec les retraités pour permettre une complète mobilisation de tous les électriciens et gaziers.

Les inactifs ne sont pas une force d’appoint, ils partagent des revendications avec les actifs et en ont des propres, notamment les pensions pour lesquelles ils seront dans l’action le 30 mars partout en France à l’appel de 9 organisations, mais ils peuvent être un plus à la mobilisation qui donne de la cohérence à nos revendications.

De son côté, l’UFR activera son réseau de référents pour faire circuler les informations en sa possession aux sections.

Parce que ceux qui luttent sont ceux qui vivent, fraternellement,

13 DÉCEMBRE 2016 :
FAISONS SAUTER LE VERROU !

  • MEDEF et gouvernement sont associés dans la poursuite des politiques d’austérité : gel des salaires et pensions, chômage accru, éclatement du code du travail, fiscalité de plus en plus lourde pour les ménages, protection sociale menacée, c’est le lourd constat de notre société en crise.

  • Les uns veulent préserver leurs privilèges pour toujours plus s’enrichir et les autres sont obsédés par l’exercice du pouvoir.

  • Les salariés et les pensionnés ne disposent que du seul moyen de la mobilisation pour enrayer la rétrograde mécanique libérale. Le 13 décembre 2016, la CGT appelle les retraités et pensionnés à venir exprimer leurs exigences à l’occasion de la tenue du Conseil d’administration de la CNIEG à Nantes

GEL DES PENSIONS : ÇA SUFFIT !

Tous les moyens ont été mis en œuvre pour porter des coups contre le pouvoir d’achat des pensionnés : aucune revalorisation depuis 2013 (on oubliera le 0,1% de 2015), passage de la revalorisation au 1er octobre au lieu du 1er avril, gel de l’ASPA (minimum vieillesse) qui est passé de 787 euros par mois à 800 euros pour une personne seule, 13 euros en 4 ans un record ! La politique fiscale a été rude pour les pensionnés y compris pour les plus modestes : suppression de la demi part fiscale et suppression de l’exonération de la majoration pour trois enfants et plus. Ceci a généré, sans gagner le moindre euro supplémentaire, une flambée des impôts et ainsi des milliers de pensionnés ont perdu le bénéfice de certains droits ou avantages. Les hausses de TVA et des taxes ou impôts locaux ont altéré le pouvoir d’achat des pensionnés. LA SANTE C’EST VITAL ! Depuis près de dix ans, les pensionnés ont vu leur contribution financière sur la protection « santé » s’accentuer de plus en plus. Pour compléter la grille de prestations de la CAMIEG, la grande majorité des pensionnés a souscrit une « sur complémentaire » CSM-R ou autres pour bénéficier d’une bonne couverture santé. Ce sont encore des dépenses supplémentaires pour les pensionnés qui s’imposent et sans la moindre participation des entreprises ! Pour elles, les retraités ne sont plus qu’une charge, une ligne budgétaire qu’il faut réduire au maximum. Le 1% activités sociales via la CSM-R et la cotisation de « solidarité » des actifs doivent combler les carences des entreprises qui ne respectent plus les principes statutaires d’égalité de traitement entre actifs et retraités. Les excédents cumulés d’un montant de 300 millions d’euros doivent permettre d’équilibrer les taux de cotisation entre actifs et retraités (2,11%).La création d’un fonds de solidarité au sein de la CAMIEG est impérative pour parer à des situations d’urgence sociale. De même, les attaques de l’IGAS commanditée par le gouvernement sur la structure actuelle de la CAMIEG et de ses antennes locales visent à imposer un tour de vis sur notre régime spécial pour priver les inactifs particulièrement d’un accueil de proximité pour le suivi de leurs dossiers.

LA CAMPAGNE DOUBLE SANS RESTRICTION !

Le projet de loi PLFSS 2017 intègre l’extension à tous les pensionnés anciens combattants de la guerre d’Algérie (Maroc et Tunisie) du bénéfice de la campagne double quel que soit la date de liquidation de leur pension à compter du 1er janvier 2016. C’est le fruit de nos actions conduites depuis plusieurs décennies. Néanmoins, il reste à déterminer le mode de calcul des périodes qui ne sauraient se restreindre aux jours « passés au feu », certaines unités ne possédant pas d’archives fiables dans le domaine. Retraités et veuves d’agents concernés doivent enfin, après plus de trente années d’attente, être rétablis dans leurs bons droits !

LE PRELEVEMENT DE L’IMPOT A LA SOURCE EST UN LEURRE !

Le taux de recouvrement de l’impôt sur le revenu est de près de 99% actuellement, et 70% des contribuables ont souscrit à la formule des prélèvements mensuels sur 10 mois. Alors pourquoi le gouvernement en fin de mandature veut-il imposer, contre vents et marées, un système qui fait entrer des intermédiaires (les collecteurs) : les entreprises et les caisses de retraite entre le contribuable et la direction des finances publiques. Doit-on donner aux entreprises ou aux caisses, des renseignements confidentiels qui concernent le cercle familial ? Les entreprises sont-elles exemplaires en matière de reversement ou en cas de liquidation ? Non, leurs dettes vis-à-vis de la Sécurité Sociale est de près de 20 milliards d’euros et la fraude à la TVA s’élève à 15 autres milliards d’euros ! En fait, nous assistons à la pose de la première pierre d’une réforme fiscale masquée qui consisterait, à terme, à fusionner l’Impôt sur le revenu avec la CSG avec des conséquences néfastes pour les catégories moyennes. Le projet non avouable est de désengager les entreprises du financement de la protection sociale pour le transférer, en totalité, sur les ménages. Pour le moment beaucoup s’y opposent mais, le gouvernement, aguerri au coup de force permanent, veut imposer cette réforme au 1er janvier 2018.

LES ACTIVITES SOCIALES, LE 1% : PATRIMOINE INDIVISIBLE ACTIFS-INACTIFS !

Les entreprises de la branche des IEG préfèrent les actionnaires aux salariés et pensionnés, c’est une évidence ! Nos activités sociales concernent plus de 650 000 personnes dans les IEG et rayonnent dans les zones touristiques en créant de l’emploi. Le 1% ce sont les loisirs, l’accès à la culture, c’est la CSM-R, ce sont les centres de vacances, les liens solidaires entretenus avec nos aînés. Les entreprises sont de plus en plus exonérées de certaines « charges » grâce aux politiques d’allègement du coût du travail, mais elles en veulent toujours plus ! 500 millions d’euros pour 650 000 personnes c’est quand même plus vertueux que plusieurs milliards d’euros distribués à une poignée de spéculateurs ! Les grands principes du Statut National doivent être préservés en matière d’Activités Sociales : les moyens à la hauteur des besoins et l’égalité de traitement actifs et

TOUTES ET TOUS DANS L’ACTION
LE 13 DÉCEMBRE 2016

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Intervention de Joseph Boyer,
animateur de la Section Syndicale des retraités Energie 43
lors du rassemblement qui s’est déroulé le 10 Novembre 2016 sur l’ensemble Marcel Paul à Brives Charensac.

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Mes chers camarades bonjour,

Je voudrais d’abord vous remercier de votre présence. Il est de tradition dans ce type de rassemblement de donner quelques éléments d’information et d’appréciation de la situation dans laquelle on vit, dans laquelle on évolue. Il me paraît essentiel également de nous interroger sur notre action, sur notre comportement, à la fois collectif mais pas seulement, il faut également nous interroger sur notre comportement individuel et personnel pour créer les conditions de faire évoluer cette situation dans le sens qu’on souhaiterait la voir évoluer. Si tenté qu’on peut supposer, même si ce n’est pas forcément complètement exact que l’action collective est peu ou prou l’addition des actions individuelles et personnelles. Je suis au début de mon intervention et, comme à chaque fois que je réalise ce genre d’exercice, je me retrouve devant le syndrome et le stress de la page blanche en me demandant si je vais être capable de vous transmettre le message que je souhaite vous faire passer en essayant de ne pas vous tenir un discours de langue de bois, de ne pas vous ennuyer également et puis aussi, et surtout, vous faire partager un message d’espoir pour éviter un énorme écueil qui est devant nous. L’énorme écueil que je perçois étant une idée insidieuse, un sentiment malveillant qui pénétrerait en nous petit à petit au point de nous ronger jusqu’au désespoir nous faisant croire que tout est foutu, que nous sommes dans une impasse, que nous n’y pouvons rien et qui nous pousse à nous replier sur nous même.

Certes, la situation qu’elle soit internationale, nationale ou locale n’est pas, loin s’en faut, réjouissante. L’année dernière, à l’occasion du rassemblement de même nature que celui-ci le 30 septembre, j’avais déjà évoqué un peu cette situation et je vous rappelle un passage de cette intervention : « Dans ce monde où des être humains décapitent d’autres êtres humains où des enfants sont utilisés comme arme de guerre, nous assistons impuissant à un recul de civilisation. Nous ne pouvons pas humainement accepter ce monde dans lequel, à l’opposé des valeurs précédemment citées, ce sont des valeurs de haines, du rejet de l’autre, de xénophobie qui sont insidieusement distillées au fil du temps. En plus, alors qu’au niveau mondial, la guerre est à nos portes chassant de leur pays des hommes, des femmes et des enfants fuyant l’horreur des massacres, cette situation instable est honteusement utilisée pour nous culpabiliser. Nous ne devrions pas nous plaindre et ne pas revendiquer sous prétexte qu’il y aurait pire ailleurs ! » Un an après, nous ne pouvons malheureusement que constater que cette situation s’est encore aggravée et c’était sans compter sur l’imagination sanguinaire et sans limite de monstres qui perpétuent des attentats jusque dans nos salles de spectacles, nos places de villages faisant peser sur nous la peur et le rejet de l’autre. Renforçant l’obscurantisme et donnant du grain à moudre à ce populisme sans limite qui vient de permettre l’accession à la présidence du plus grand pays du monde à un bouffon qui vocifère la haine à chaque fois qu’il ouvre la bouche. Nous ne devons pas sous estimer cet évènement, à un an de la présidentielle dans notre pays et quand le débat politique, le débat d’idée ne se situe qu’au dessous de la ceinture, nous pouvons effectivement craindre le pire.

Reste à mon sens la question essentielle à se poser, pour quelles raisons en sommes-nous arrivés là ? Elles sont certainement nombreuses, mais quand même, celle qui apparaît comme étant probablement la plus prépondérante est sans conteste celle du système qui produit ces effets. Et sans doute que, plutôt que de panser (p-a-n-s-e-r) les conséquences de ce système en mettant des emplâtres sur une jambe de bois, il est serait temps de changer de système et d’en penser (p-e-n-s-e-r) un autre. Car c’est bien ce système, le système capitaliste qui engendre les maux qui nous rongent. Je ne vais pas trop m’étendre sur ce sujet car toutes les publications de la CGT sont souvent, largement, et à juste titre au cœur de la dénonciation de ce système et me dispensent d’y revenir dans le détail.

Je vous rappelle, également sur ce point, un passage de ce que je vous disais l’année dernière, nous sommes dans un monde où l’argent coule à flot, mais seulement pour un petit nombre au détriment du plus grand nombre. Je vous disais : «Ne nous trompons pas de cible, l’immense majorité des adversaires du monde du travail, les adversaires du peuple, nos adversaires ne se trouvent pas parmi les 99 % d’individus qui se partage 52 % des richesses mondiales. Ils se trouvent bel est bien parmi ce 1 % de personnes qui détiennent à elles seules 48 % des richesses de la planète. C’est donc bien la répartition des richesses qui est posée. »

Comment voulez-vous, lorsque l’opulence hautaine, provocante, condescendante côtoie la misère, l’insoutenable, la barbarie; que des être humains, des hommes, des femmes, des enfants ne recherchent pas ailleurs, et notamment dans l’obscurantisme, les religions les sectes, les marchands de bonheur de toutes sortes, des réponses à leurs interrogations, les envoutant au point de leurs faire commettre des actes horribles. Il ne s’agit pas dans mon propos de juger, encore moins de cautionner ces actes, mais de comprendre le monde dans lequel on vit pour le changer et en faire un monde meilleur.

Certes, il y a du boulot mais il ne faut pas désespérer et les retraités, là aussi je ne vais pas développer car je l’avais fait l’année dernière. Ce que j’avais dit reste d’actualité et je vous renvoie à mon intervention. Mais je disais en gros que les retraités font partie de cette population qui doit s’attacher à transmettre des valeurs et notamment les valeurs de la CGT à leurs enfants et leurs petits enfants et qu’ils ont un rôle d’éducation primordial pour bâtir la société de demain que nous souhaiterions plus juste, plus humaine dans laquelle il ferait bon vivre.

Comme vous pouvez le constater, la situation n’est pas brillante mais l’histoire sociale dans notre pays est faite de périodes pour certaines plus favorables, pour d’autres plus défavorables. Une chose est sûre, l’intervention lucide est déterminée des citoyens, des salariés actifs et retraités est non seulement nécessaire mais elle est primordiale pour préserver nos droits et en acquérir de nouveaux.

C’est bien à cela à quoi s’attelle d’une manière générale la CGT et plus humblement votre syndicat CGT Energie 43 et sa section des retraités. Vous donner le maximum d’informations, d’éléments pour que vous vous fassiez votre propre opinion et vous appeler à la soutenir en participant financièrement au travers de votre cotisation, de vos dons et également, lorsque votre état de santé le permet de participer aux actions de tout type: manifestations, rassemblements, déplacements.

Ce n’est bien sûr pas particulièrement à vous à qui s’adresse ce rappel puisque vous êtes présents aujourd’hui. Si vous êtes présents, c’est bien entendu parce que vous avez compris la nécessité et l’importance de votre participation. Mais il me semble nécessaire de rappeler cette évidence parce que vous en êtes les meilleurs ambassadeurs auprès d’autres de nos collègues qui se sont éloignés et s’éloignent de notre organisation, souvent parce qu’ils s’imaginent à tort que cela ne sert plus à rien d’être syndiqués. Quelquefois lors de rencontres fortuites à des moments différents, dans d’autres contextes que ceux spécifiques d’une activité syndicale, je pense particulièrement aux évènements organisés par les Activités Sociales, il est possible d’aborder sans brusquer et de faire réfléchir nos collègues sur ces questions.

A cet égard, j’avais été agréablement surpris l’année dernière après avoir publié et adressé à tous nos syndiqués et plus largement à tous les retraités des IEG sur notre territoire, l’intervention que j’avais effectuée ici même, du bon écho que cette publication avait recueilli parmi les retraités et même si, pour certains, ils n’ont jamais été ou ne sont plus syndiqués. Cella montre bien que des potentialités existent et que rien n’est irréversible.

Je voudrais faire un bilan de toute l’activité réalisée et des questions que nous avons traitées depuis notre dernière rencontre du 30 septembre de l’année dernière en 2015. Pour ne pas être trop long je vais vous rappeler ce qui a motivé et conduit la CGT à appeler les gaziers et électriciens actifs et retraités d’une part et plus largement les salariés en général d’autre part.

Pour ce qui concerne nos entreprises, la CGT nous a appelés pour s’opposer à la poursuite de la déréglementation d’Edf et à sa privatisation au travers notamment de l’abandon des concessions hydrauliques aux intérêts privés. De l’ouverture du capital de RTE, de la séparation d’eRDF devenu Enedis depuis, avec Grdf qui apparaît plus que jamais comme une verrue dans l’entreprise de GDF Suez devenue Engie. Toutes ces réorganisations entraînant massivement des suppressions d’emplois, des conditions de travail qui se dégradent de jour en jour. Voilà à grands traits en quelques lignes le panorama des entreprises EDF et GDF que vous avez et nous avons connues qui sont devenues ce champ de bataille que j’ai tracé à grands traits. Dans ce panorama, le personnel, les salariés actifs et retraités, leurs activités sociales sont les premières victimes collatérales de ces choix politiques et stratégiques. Pour s’opposer à toutes ces attaques la CGT a organisé le 24 Novembre 2015, un rassemblement à Clermont Ferrand avec la participation de plus de 500 personnes. Nous avions organisé un car au départ du Puy. Le 9 décembre une action locale a eu lieu sur les mêmes sujets avec assemblée générale à Ste Catherine. Le 21 janvier 2016, J'agis pour préserver mon emploi, mon pouvoir d'achat, mon salaire, mon statut, ma pension, mes activités sociales: telles étaient les mots d’ordre de cette journée. Nous avons organisé un rassemblement au poste du Bayet ou nous avons été reçus par un cordon de CRS et impossibilité de pénétrer dans le poste. A contrario, nous avons eu une bonne couverture médiatique notamment sur FR3 et une participation importante prés de 400 personnes se sont retrouvés et nous avions également fait un car du Puy.

Ces actions ont obligé les Directions et les pouvoirs publics à nous apporter des réponses et notamment d’obtenir une réunion tripartite – Gouvernement – Directions des Entreprises – Fédérations syndicales pour évoquer l’avenir du 1 % et notamment un débat sur l’assiette du calcul du 1 %. Cette réunion a eu lieu le 17 février 2016 avec des délégations dans toutes les unités. Le lendemain le 18 février 2016, à l’appel de la CGT – CFDT - FO, mobilisation pour la défense des Industries Electriques et Gazières, du Service Public et de l'emploi statutaire. Après cette date est venu s’ajouter sur le plan interprofessionnel le débat sur la loi El Khomeri appelée depuis loi travail et dont vous connaissez l’issue avec le passage en force du gouvernent avec l’article 49-3. Je vais vous épargner tous les rebondissements de ces attaques puisque vous les avez peu ou prou vécus en direct. Je rappelle simplement les dates en sachant qu’à chaque fois c’était un rassemblement et une manifestation des les rues du Puy qui étaient loin d’être ridicules. Pourtant nos adversaires comptaient bien sur l’usure de ce mouvement. Mercredi 9 mars 2016, première action rassembleuse, le jeudi 10 mars, il avait été prévu une action sur le pouvoir d’achat des retraités et un rassemblement a eu lieu devant la préfecture, le jeudi 31 mars, rebelote loi El Khomeri. Le Samedi 9 avril et le jeudi 28 avril idem. A l’issue de la manifestation il était convenu de réaliser un premier mai sur le même thème bien entendu. C’était quasiment toutes les semaines qu’il y avait un rassemblement, une manifestation.

A propos de cette loi vous connaissez la suite, après 4 mois de mobilisation intense, Hollande et Valls affaiblis, ont de nouveau sorti le 49-3 en plein été pour faire passer en force la loi. Cela étant l’affaire est loin d’être terminée puisqu’il ne faut pas moins de 127 décrets d’application pour que la loi entre en vigueur. L’enjeu est de la rendre inapplicable et d’en obtenir ainsi l’abrogation.

De notre coté, je veux dire coté de nos entreprises, nous avons poursuivi l’information et les explications autour de la bataille du 1 % en multipliant les initiatives, les rencontres avec les salariés mais aussi les élus pour montrer l’impact de ce fonds du 1 % qui bénéficie à plus de 650 000 familles d’électriciens et gaziers et qui est également un apport considérable dans la vie économique d’une région, d’un département d’une localité.

Après plusieurs mois de concertation, échanges et discussions, nous allons entrer dans une phase de négociations majeures pour l’avenir de nos activités sociales dans les IEG. Ces négociations visent à pérenniser et développer les Activités Sociales de quelques 650 000 mille bénéficiaires, soit 1 % de la population française. Pour rappel, nous avons œuvré pour que ces négociations aient lieu sur les thèmes que nous avons décidés. Nous pouvons considérer que ces négociations sont les plus importantes depuis 1964, année de reprise de gestion par les fédérations syndicales des Activités Sociales. Les sujets négociés nécessiteront, en particulier, la réécriture de l’article 25 du statut donc des actes réglementaires et législatifs.

Il a été décidé de valider un mandat d’entrée en négociations avec les syndicats lors d’un conseil général de la FNME Cgt qui s’est tenu le 3 novembre dernier autour de 4 thèmes
  • Le financement.
  • La restauration méridienne.
  • Les moyens bénévoles.
  • Les mises à disposition des salariés des activités sociales.


Au départ, avant l’action du 18 octobre, les directions voulaient imposer une méthode de négociations en mettant un ordre de priorité qui ne nous convenait pas. De plus, concernant la restauration méridienne, les directions avaient annoncé le 7 juillet, la possibilité de reprendre la restauration tout en refusant de reprendre les personnels employés par la CCAS ! L’action du 18 octobre est passé par là avec un succès pour notre région puisque nous avons rassemblé prés de 1000 gaziers électriciens sur la région Auvergne Limousin, prés de 600 sur Clermont Fd et 300 sur Limoges.

Les négociations sur l’avenir du fonds du 1 % s’ouvrent aujourd’hui 10 novembre 2016 sur un calendrier que les directions voudraient boucler pour la fin novembre avec un projet présenté à la fin de l’année à la tutelle afin de pouvoir modifier l’article 25 du statut national en début d’année. Il faut bien avoir à l’esprit que si nous échouons dans cette négociation et si nous ne pouvons pas apporter un texte de modification de l’article 25 du Statut national pour que cela se fasse en début d’année 2017. Après ce sera extrêmement compliqué compte tenu de la campagne présidentielle. Et, si nous n’y arrivons pas maintenant, je ne vois pas comment après les élections et avec ce que nous promettent les futurs éventuels présidents de droite, nous parviendrions à préserver nos activités sociales et le fonds du 1 % tels que nous les connaissons aujourd’hui. Je suis certainement très incomplet sur cette question comme sur les autres au demeurant, Si vous le souhaitez Guy Chapelle et Gilles Galland compléteront mon propos et vous apporteront les derniers éléments d’actualité.

Comme vous vous en doutez, dans la période à venir, il va y avoir d’autres propositions d’actions pour s’inviter dans ces négociations, soutenir nos négociateurs et tenter de créer le rapport de force pour que l’issue de ces dernières soit positive. Il me semble que j’ai entendu parler d’une date qui serait le 6 décembre, mais cela reste à confirmer. Puisque nous sommes dans les dates, sachez que la Fnme Cgt appelle des délégations de retraités à venir manifester devant le siège de la Cnieg à nantes où se tiendra un conseil d’administration le 13 décembre. L’objectif de cette action est d’exprimer les exigences et les revendications spécifiques aux retraités des IEG portant notamment sur le gel des pensions, le désengagement de la SS au travers de la Camieg conduisant à une augmentation des frais médicaux, les activités sociales que je viens d’évoquer. Pour cette journée du 13 décembre, nous avons convenu de faire des délégations dans chaque unité de la région. Aussi, je compte sur vous pour qu’au moins nous puissions faire une ou deux voitures ce jour là. Je voudrais également vous informer de deux derniers éléments qui pourraient à priori vous paraître secondaires en tant que retraités mais pour lesquels nous pouvons également jouer un rôle actif et donner un coup de main à nos camarades en activité de service.

Il s’agit d’une part des élections de représentativité qui vont avoir lieu dans les entreprises du 17 au 24 Novembre 2016 et des élections des représentants dans les TPE (Très Petites Entreprises). Dans les deux situations, les retraités ne votent pas bien entendu, mais au détour d’une conversation, à la rencontre de salariés de ces TPE, nous pouvons pour un tas de raisons, de par notre expérience, de par notre affect avec ce ou ces salariés influer sur le choix qu’ils auront à faire. Alors ne nous en privons pas. Faisons le maximum pour faire voter Cgt. C’est un enjeu de taille.

Voilà chers camarades je pense être arrivé au bout du message que je voulais vous faire passer en étant bien entendu conscient que je n’ai pas abordé dans le détail toutes les questions soulevées. Mais ce n’était pas le but. J’ai tout de même dépassé mon syndrome et mon stress de la page blanche et voilà que, arrivé presque à la fin, je m’inquiète de peut être vous avoir trop ennuyé.

Pour conclure, j’ai indiqué au début de mon intervention que je souhaitais vous adresser un message d’espoir pour éviter le repli sur soi, éviter de penser que tout est foutu et qu’il n’y aurait plus rien à faire. Et bien ce message d’espoir il se trouve dans cette salle par votre participation, ce moment convivial que nous allons partager et qui donne envie de se retrouver, de se revoir de se battre pour préserver ce que vous et nos anciens ont chèrement acquis.

Lors de notre dernière Commission exécutive un jeune militant me faisait part de ses difficultés à aborder la question de la syndicalisation avec des salariés dans son service. Il pensait ne pas être à la hauteur et était inquiet. C’est tout en son honneur, je lui ai répondu qu’il n’y avait pas de recettes miracles mais que de multiples facteurs permettaient d’atteindre cet objectif. On peut ne pas être à l’aise pour aborder ces questions de manière orale, mais par contre on peut avoir par exemple des comportements, des façons de faire en tant que militant qui donne envie ou en tout cas qui ne repoussent pas et par ce biais on peut atteindre le même résultat. A cet égard d’ailleurs, je voudrais remercier les camarades qui s’investissent dans les activités sociales ou dans d’autres organisations extérieures et qui donnent de leur temps et de leur personne pour faire en sorte que l’on se retrouve bien ensemble.

Je ne vais pas donner de nom mais ils se reconnaitront et vous les identifierez aussi si je parle des activités qu’ils organisent. Bien sûr je ne parle que des activités que je pratique mais pour toutes les autres c’est la même chose. Lorsque je vais à la marche et que les responsables de cette section interviennent pour faire part des difficultés rencontrée autour du 1 % et qu’il va falloir se mobiliser pour le défendre, ils accomplissent leur mandat de militant de la CGT. Lorsque je vais jouer à la pétanque et que les collègues qui m’entourent m’interpellent sur ces questions et que les responsables autour me soutiennent. C’est du militantisme. Lorsqu’un responsable de SLV et ses camarades organisent une soirée, un repas ou que sais-je encore pour que les gens se retrouvent et se trouvent bien ensemble. C’est également militer. Il n’y a pas de petits militants et de grands militants, Lorsque nous sommes identifiés CGT, nous pouvons être perçus comme un bon exemple ou malheureusement cela arrive aussi comme un mauvais exemple. Parce que nous ne sommes que des hommes ou des femmes avec leurs qualités mais aussi leurs défauts.

Quoi qu’il en soit, je voudrais remercier chaleureusement les premiers responsables du syndicat Cgt, Gilles, Guy, Michèle, Florence et Laurent car ce n’est vraiment pas facile de s’engager de nos jours dans ces conditions et quelquefois au détriment de leur famille. Je voudrais aussi profiter de leur présence pour vous présenter trois jeunes qui nous font l’honneur de participer à cet évènement. Il s’agit de Rémy Brugières, d’Olivier Geoffroy et d’Aurèlien Mingot. Je les remercie de leur présence et pour avoir participé avec eux à diverses manifestations et réunions, le peux vous assurer qu’ils ont la pêche et qu’avec les jeunes qui les entourent, ils sont bien quelques uns, j’ai confiance et nous pouvons avoir confiance et leur faire confiance. Je parlais d’un message d’espoir, eh bien là, c’est un véritable message d’espoir qu’ils nous adressent.

J’avais invité l’UD CGT et son USR, Odile Maurel a accepté de participer, je voudrais en votre nom la remercier également car ce n’est pas toujours simple non plus de militer à l’USR. Voilà je crois que j’ai fais le tour de ce que je souhaitais vous dire. En terme de boutade pour mes camarades marcheurs, nous allons nous retrouver autour d’un repas qui ne sera peut être pas aussi copieux que celui que nous avons dégusté avant-hier mais je suis certain qu’il sera au moins aussi convivial.

Et puis dernière chose et là aussi sous forme de boutade, nous n’allons pas remettre une médaille supplémentaire aux camarades qui ont dépassé leur 75 printemps et que nous avons honorés l’année dernière. Mais nous devrions remettre, si je n’ai pas fais d’erreur deux nouvelles médailles à deux de nos adhérents qui ont eu 75 ans en 2016. Il s’agit de Monique Allègre (Je sais que cela ne se fait pas de donner l’âge d’une dame mais pour une fois, nous allons déroger à la règle) qui est né le 27 Mai 1941 et Marc Fraisse qui est né le 16 Octobre 1941. Notre camarade Marc Fraisse n’a pas pu être présent.

Après cette remise de médaille, nous prendrons l’apéritif avant de partager le repas que nous avons commandé pour agrémenter cette journée.

Merci de votre attention.

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